Vert et bleu

21 décembre 2011

Paf le chien

La tristesse m'est tombée dessus d'un coup et ça fait déjà presque 3 semaines. On pourrait se dire que c'est à cause de mes problèmes de recherche de boulot qui n'en finissent pas de me décevoir; des problèmes et de mes inquiétudes vis-à-vis de ma famille; de la situation économique, sociale et mondiale tellement désastreuses qu'il y a sérieusement de quoi flipper rien que pour ça; des fêtes de fin d'année qui ne m'apportent plus de joie depuis longtemps; du temps qu'il fait, gris de chez gris avec pluie et grisaille en continu. Cela influence bien entendu le moral, mais j'ai appris à le gérer aussi bien (ou moins mal) que possible, et pour une fois Noël ne me perturbe pas car j'y vois plutôt le calme avant la tempête. Je ne suis pas heureuse et parti comme c'est parti je ne le serai probablement jamais, mais je me maintiens et j'ai passé du moins momentanément le cap des grosses traversées du désert.

Il reste la solitude. Ca aussi, je gère. Je gère l'abstinence forcée, moi qui n'ai rien d'une nonne du moins en esprit, 365 jours par an et avec des envies éternellement insatisfaites qui bloquent complètement tout ce que je peux vouloir entreprendre dans la vie et toute ma créativité qui était pourtant importante au départ, car ma fatigue et mon manque d'énergie chronique que je maudis depuis toujours ne sont pas que physiologiques. Mais je ne sais pas comment réussir à avoir des aventures (sans que cela tourne au vinaigre). La difficulté, c'est quand ce petit coeur qui fonctionne sans carburant à longueur d'année se remet à battre. Je fantasme depuis déjà quelques années sur un homme dont je sais parfaitement que dans une vie normale il ne m'aurait jamais intéressée, en tous cas pas sur ce plan. Mais l'état de manque crée ce genre d'envie, comme un assoiffé perdu dans le désert à qui on offrirait un verre d'eau d'une qualité douteuse mais qui ne serait pas en situation de se montrer regardant parce que ce serait ça ou rien. J'ai très peu d'occasion de le rencontrer et aucune de lui parler tranquillement, que pourrais-je lui dire d'ailleurs vu qu'il correspond au schéma habituel, déjà casé, pas intéressé et pas très sympa sous un abord a priori jovial. Il me tient lui aussi pour un cas social et ne s'est pas privé de me le montrer car en bon mâle basique son sens de la psychologie est discutable, là aussi rien de nouveau. Mais c'est une personnalité qui sort des sentiers battus et j'ai compris récemment que je n'étais attirée que par celles-là vu qu'il ne correspond pas franchement à mes critères sur l'âge et le physique. Entre parenthèses, j'ai curieusement toujours commencé par trouver un peu crétins les hommes qui par la suite m'ont vraiment plu. C'est une constante, allez savoir pourquoi. Mais le peu que je ressens en sa présence me fait sentir et ressentir comme d'habitude le manque, le ratage de ma vie, etc, et ça me fout en l'air. Je me demande toujours, si l'homme qui me correspondrait vraiment se présentait enfin un jour, si je pourrais le supporter maintenant car je suis emplie de trop de choses néfastes, encore un cadeau empoisonné fait par ces p**ins de sal***rds qui ont mis beaucoup de bonne volonté à détruire ma vie. Il vaut mieux ne pas trop se poser la question.

En tous cas c'est un souci supplémentaire dont je me passerais volontiers vu qu'il m'en arrive régulièrement, qu'ils s'empilent et que celui-là est particulièrement perturbant. J'en ai par dessus la tête de rester à remâcher ce genre de fantasme en sachant que c'est pour rien à part me faire du mouron, à attendre qu'il veuille bien changer son attitude tout en sachant qu'il ne le fera jamais, merci j'ai donné. Ca me pollue et ça me rend irritable, et pour aller passer mon n-ième casting de recherche d'emploi à la con je me serais bien passée d'un supplément de morosité. J'ai déjà tout ce qu'il faut et largement. Merde à la fin.

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12 décembre 2011

Interdiction de vivre

Un jour, j'écrirai sur les crises de déprime et/ou de colère que peuvent provoquer ce que j'appelle mes blocages. Pour l'instant, on va juste considérer qu'ils existent et qu'il m'empêchent de fonctionner: quand je ne fais pas quelque chose que je dois faire en urgence, je me refuse aussi de faire plein d'autres choses plus ou moins indispensables. Ou bien... je cherche un dérivatif, comme venir écrire ici.

J'avais envie de faire un inventaire rapide de tout ce qui m'empêche de vivre. De toute ma vie je ne me suis jamais sentie libre, et avec les années cela augmente de manière de moins en moins linéaire, et pas à la baisse. J'ai dit dès le départ que je n'étais pas là pour me plaindre: qu'un lecteur éventuel (pour l'instant y'a pas foule) veuille bien considérer qu'il s'agit juste d'une énumération. Et encore, je me connais, je ne vais pas y mettre tout.

Deux ingrédients de base, plus un qui ont constitué à eux trois les fondements qui ont ruiné ma vie. Je ne dis pas qu'il n'y a rien eu d'autre, mais ils font partie de la boule de neige et non pas du flocon originel:
Premier, un frère perturbé dont j'ai toujours été le souffre-douleur. C'est allé loin. Je n'ai jamais obtenu ni justice ni même reconnaissance de ce qu'il m'a fait.
Deuxième, une éducation machiste, là aussi être "la fille de la maison" ça peut mener très loin. Je sais que mes parents m'aiment, énormément même, mais le conflit des générations n'a pas été un vain mot avec eux. Cela m'a rendu schizophrène, à l'image de ce que je pouvais recevoir. Il faut dire que le premier ingrédient à énormément contribué à envenimer des choses. Le truc, c'est que cela m'a rendu à jamais méfiante envers les hommes, et les habitudes se sont installées... Je suis devenue et je reste la fille "coincée", avec les moqueries qui vont avec. Et comme on vous juge sur l'apparence, on peut vous attribuer des torts sur le simple critère de "vieille fille" ! Je l'ai vécu et je le vis encore. Quand des gens se moquent de moi, j'ai l'impression que la facture est augmentée de cette taxe-là. Parano la meuf ?

J'ai donc passé une enfance en rapport, totalement repliée sur moi-même. Repli dont j'ai commencé à chercher à sortir à partir de l'âge de 20 ans à peu près, ou un peu avant je ne sais plus. Mes rapports humains ont toujours été limités, et cela n'a pas tellement changé depuis tout ce temps, vu les découvertes peu reluisantes que j'ai pu faire ou expérimenter sur cette chère nature humaine.

Mais même comme cela, je suis convaincue que j'aurais pu m'en sortir sans le troisième ingrédient: le bruit de voisinage. Si quelque chose a flingué ma vie c'est bien ça. D'ailleurs ça a commencé... chez moi ! Dans les 25 années cumulées, je n'ai pas compté exactement mais c'est un minimum. Et ça continue d'ailleurs puisque je suis très probablement condamnée à vivre dans ces horreurs d'appartements en béton jusqu'à la fin de mes jours, et à rencontrer la bêtise, l'égoïsme, la méchanceté ou la stupidité qui vont avec. Mais elle est où, la maison ancienne pleine de recoins et entourée de verdure dans un quartier calme dont je rêve depuis si (trop) longtemps ?
Je me demande souvent ce que ma vie aurait été sans ce troisième ingrédient, car étant fragilisée par les deux autres je l'ai d'autant plus pris en plein dans la poire. Je suis sûre que j'aurais réussi à mener à bien tous les projets qui ont été avortés par la faute de la lie de l'humanité que j'ai été forcée de cotoyer et qui n'a cessé de me tirer vers le bas, LEUR bas. J'ai fait aussi beaucoup d'erreurs dans mes choix. Une seule erreur évitée, et ma vie aurait, j'en suis certaine, pris une toute autre perspective. Or le Titanic a coulé lui aussi par une accumulation de choses qui n'auraient jamais du se produire, mais qui étaient toutes "indispensables" à son naufrage.

Il y aurait tant de choses à dire, mais même en n'essayant que d'écrire des textes courts, le nombre de lignes croît très vite. Bref, tout cela a conditionné la suite: des dépressions en cascade, un boulot insatisfaisant, l'impossibilité de rencontrer des hommes qui m'auraient vraiment plu (Ca peut paraître bête, mais je me suis convaincue qu'il est plus facile de rencontrer chaussure à son pied dans un milieu professionnel qui nous ressemble que dans un milieu où l'on se fait chier, et devinez où j'ai atterri la plupart du temps), et plein d'autres choses encore. J'ai mis des années avant de comprendre certaines choses, mais au final je ne peux faire qu'un constat d'échec complet. Il faut dire quand même qu'on m'y a puissamment aidée, entre autres dans mon précédent milieu professionnel que je vomis quasiment en entier aujourd'hui.

Quand j'étais jeune j'avais déjà l'impression d'avoir cent ans, et aujourd'hui comme hier, je me demande chaque jour ce que je fais sur cette terre. Sauf qu'aujourd'hui j'ai quelques années de plus, et que j'ai pris conscience du fétu de paille que je suis et qui sera comme des milliards d'êtres humains avant moi emportés et balayés par le temps. Et totalement oubliés par la nouvelle humanité qui nous aura succédé. Mais quand on est jeune on ne fait que le savoir, en aucun cas on ne le réalise. Aujourd'hui comme hier, je m'interroge sur l'utilité d'essayer de continuer une existence vaine de bout en bout. Aujourd'hui en plus, je vis dans la peur. Je me demande tous les jours combien de temps mes parents vont rester parce que j'ai une trouille monstre, vu mon entourage extrêmement réduit et après tous les burn-outs que j'ai connus, si j'en supporterai encore un... Je me demande tous les jours si/quand je vais retrouver du travail, je suis en litige avec le Pôle Emploi qui me refuse injustement quelques centaines d'euros par mois alors que nos politiques ont tant d'argent public à gaspiller pour des causes foireuses et aussi pour s'en mettre plein les poches. Je me demande si je trouverai un jour un homme pour combler ma pesante solitude, combat difficile vu les raisons que j'ai de m'en méfier d'une part, et vu la pauvreté de ce qui est sur le "marché" d'autre part. Pour les enfants, c'est cuit quoi qu'il arrive. Grâce à toutes les ordures qui s'en sont pris et repris à moi, je me retrouve sans travail et ma retraite est foirée (sauf si je bosse jusqu'à 80 ans peut-être...). Et surtout je dois supporter chaque jour le souvenir de tout ce que j'ai raté dans ma vie parce que j'ai croisé trop de mauvaises gens et trop peu de bonnes. Oui, c'est facile de dire comme le prétendent certaines philosophies que "on est responsable de ce qui nous arrive". Je suggère à ceux qui pensent cela de vivre ne serait-ce que le dixième de la moitié du commencement du début de ce que j'ai vécu, et après ils pourront éventuellement commencer à penser à me donner des leçons. Ensuite, j'en reviens au parallèle que je faisais dans mon intro entre l'esprit et le corps: reproche-t'on à un blessé la blessure provoquée par un élément extérieur (par exemple un accident) ? Et bien c'est pareil pour l'esprit, quand on vous agresse et qu'on vous blesse alors que vous n'avez rien demandé, c'est un peu trop facile de dire que c'était de votre faute.

Que rajouter dans la catégorie "divers": mes problèmes de poids (je ne me sens bien que mince et devinez ce qui m'a rendue de plus en plus grosse et de plus en plus fréquemment ?), l'impossibilité de pratiquer mon instrument favori à un haut niveau (là aussi il y aura pas mal à dire), et tant et plus, il est tard et je ne sais plus mais il y en a.

Mais revenons-en au sujet du début... Si j'avais vécu sans entraves, ou disons, avec un taux d'emmerdements situé dans la moyenne, que n'aurais-je pas fait de ma vie ? J'avais quelques possibilités quand même... J'essaie de ne pas trop y penser car les jeux sont faits. A la place, j'ai toujours utilisé mon énergie à écrire ou à penser des choses comme celles-là. Voilà à quoi on m'a condamnée, à la retourner éternellement contre moi-même au lieu de m'en servir pour vivre et faire des projets.

Je m'interroge avec curiosité sur ce que je ferai de ce qui me reste d'avenir. Moralement, financièrement, sentimentalement, il est très compromis, et de plus je vis dans une société de moins en moins sûre et qui se décompose de partout. Est-ce que je tiendrai jusqu'à la fin ? Est-ce que je déciderai d'une autre solution, même pas par désespoir, non, juste pour arrêter de me faire chier dans une vie de malchance ? Est-ce qu'un événement tragique règlera la question à ma place ? Brrr... Ou est-ce qu'un miracle se produira ? Vu que je ne crois pas aux miracles...

Brouf, encore un article que j'aurais voulu écrire d'une autre façon...

Fin de l'inventaire.

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06 décembre 2011

Tout ce qui pourrait être évité

Nous vivons une époque de morosité comme nous n'en avons encore jamais connu, car elle est mondiale. Le moral des gens est au plus bas: crise économique, conflits partout dans le monde, affaires de moeurs qui s'enchainent, etc. Avant, ce qui se passait à l'autre bout de la planète ou même dans le pays voisins ne nous affectait pas. Parce que personne n'avait internet et que les interactions (économiques, politiques, humaines) entre les pays étaient réduites. Aujourd'hui nous sommes noyés sous des flots d'informations pessimistes. Je lis tous les jours l'actualité sur yahoo. Je ne devrais pas, parce qu'il y a toujours un titre qui accroche le regard. Dans le temps je n'avais pas yahoo et d'une certaine manière, je m'en portais beaucoup mieux. Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, internet est une invention formidable. Je la compare toujours à l'invention de la roue. Seulement c'est aussi une drogue, et malheureusement pour moi, je suis devenue accro. C'est passionnant et... nerveusement très épuisant quand on a déjà une tonne de soucis.

Ca, c'est une chose. Je lis donc tous les jours des nouvelles de tous genre, et ils y en a beaucoup qui contribuent à me ficher le moral à plat. Et je me dis que de manière générale, elles doivent affecter à divers degrés tous ceux qui les lisent. Nous devrions pouvoir vivre sans subir ces nouvelles et pour cela il faudrait d'une part que le monde devienne meilleur, de l'autre que les gens fassent l'effort de moins lire ces choses.

Alors quand on lit des choses qui semblent avoir été créées EXPRES pour démoraliser les gens parce qu'il semble malheureusement que les puissances occultes qui sont nos vrais gouvernants l'ont décidé, des choses qui auraient pu être évitées si nous étions dirigés par des sages, là ça énerve franchement. Cet article va en rassembler quelques unes. Il sera mis à jour régulièrement en fonction de l'actualité. Voici donc toutes ces choses en qui contribuent à augmenter ou maintenir la sinistrose là où on aurait aimé penser que des efforts auraient été faits par ceux qui en ont le pouvoir pour au contraire la réduire:

Le 06/12/11: on apprend qu'un virus H5N1 extrêmement dangereux car transmissible d'homme à homme a été créé artificiellement par des chercheurs.

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26 novembre 2011

Bio et végétarisme

Lorsque j'ai décidé il y a au moins une dizaine d'années de devenir végétarienne dès que possible, le bio n'était pas à la mode. Je n'avais pas les éléments d'informations - magasins, internet - qui m'auraient permis de m'y intéresser.

Par ailleurs je ne connaissais pas grand chose au végétarisme. Je savais que je voulais m'y mettre parce que c'était bon pour la santé et pour ne plus tuer les gentils z'animaux, mais je n'ai jamais été foutue de faire la cuisine vu que je déteste ça. Et depuis toujours, mon problème est de cuisiner les légumes. Je suis nulle, et surtout, ça ne m'intéresse pas le moins du monde. Et on se lasse vite des surgelés et conserves.

Ca et un flux ininterrompu d'emmerdes ont fait que le temps à passé. Ce n'est qu'il y a quelques mois que j'ai "basculé" vers le végétarisme. Mais comme j'étais déjà en obésité prononcée et vu mes problèmes de cuisine, j'ai du me résoudre début Octobre à entamer un autre régime parce que c'était le seul moyen de perdre du poids. J'y suis toujours et je remange donc de la viande, du poisson, etc. Je n'aime pas ce régime parce que ce n'est pas ce que je veux manger. Mais il fonctionne. Forcément, il n'y a pratiquement pas de sucres.

Mais je ne renonce pas au végétarisme. La complexification d'internet et la profusion de sites m'ont permis d'apprendre des tas de choses dont je n'aurais jamais pu avoir connaissance avant.

Je veux aussi manger bio autant que possible vu que c'est plus cher, et c'est vrai, il y a moins de choix. Le terme de bio me paraît impropre. C'est comme une ghetthoïsation de l'alimentation. Nous devrions pourtant cultiver nos fruits et légumes de manière naturelle comme nos ancêtres l'ont fait de tous temps, et c'est l'agriculture intensive avec engrais et pesticides qui devrait se voir mettre une étiquette. Ainsi c'est le contraire: le bio étant à peu près ce qui se rapproche le plus de l'agriculture naturelle - il existe aussi l'agriculture raisonnée qui contient de bons principes - c'est pourtant lui qui fait figure de particularité. C'est lui qu'on labellise en indiquant "'bio" sur les produits concernés. Et ce n'est pas normal.

Il faut manger végétarien et bio car c'est vital pour notre santé, dans un monde où l'on nous pousse toujours plus à consommer - y compris donc manger - et de plus en plus mal parce que ça permet à des gens pas très scrupuleux de se faire de l'argent. Les prochains articles feront une petite compile de tous les principes auxquels je crois désormais. Et j'espère vraiment qu'une fois mon régime terminé, je parviendrai enfin à me faire une alimentation suffisamment équilibrée et qui m'empêchera de regrossir.

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22 novembre 2011

Aucun droit

Ceux que j'ai surnommé depuis longtemps "les fines bouches", ce sont les recruteurs qui passent leur temps à me convoquer pour me faire miroiter un travail que je n'obtiens jamais.

Si l'on met de côté tous ceux qui vous font venir juste pour voir votre tronche ou sur mots-clés dans le CV mais avec aucune notion de ce que ça implique derrière, il reste ceux qui vous convoquent pour un vrai poste correspondant réellement à votre profil.

Un entretien, voire deux et des promesses d'embauche qui chantent. Et des lendemains qui déchantent. La malveillance, d'abord. Ceux qui m'ont causé des années de harcèlement moral continuent de veiller au grain en continuant de me faire des coups bas. Tout est toujours caché et occulté, et les recruteurs préfèrent s'en tenir à un unique son de cloche (Il n'est pourtant jamais venu à l'esprit de personne que les recommandations pouvaient aussi s'appliquer aux employeurs et pas seulement aux salariés ?). Mais aussi mon âge. Le refus de former ou de laisser se former quelqu'un de parfaitement apte à le faire et de motivé. Mais la motivation, on s'en fout. La rentabilité d'abord, et au jour près s'il vous plait !

Et puis soi-disant le salaire alors que je vois Ô combien de jeunes qui sont payés bien mieux que moi tout en faisant un travail beaucoup plus intéressant... C'est un faux prétexte de première.

On reçoit donc au final une réponse - quand on en a une - standardisée toujours par mail et envoyée par un anonyme, parce que même quand vous avez fait l'effort de vous déplacer rapidement et jusqu'à deux fois et alors qu'on vous a fait des promesses alléchantes, vous n'êtes toujours pas assez bien pour que la personne qui vous a reçue prenne la peine de vous la donner elle-même et par téléphone, ce qui serait la moindre des politesses. Comme je les déteste ces réponses anonymes prémâchées, totalement vides de sens et bourrées de pommade qui ne vous font même pas l'honneur de vous donner la raison du refus. Quoique lorsqu'il m'arrive d'obtenir cette raison, les prétextes sont parfois tellement fumeux que ce n'aurait pas été plus mal de ne pas la connaître. Mais mis à part cela je ne suis pas un robot, j'ai le droit d'obtenir des retours non robotisés et destinés à de vrais êtres humains.

Alors quand je lis - régulièrement depuis des années - que les entreprises se plaignent de manquer d'informaticiens, j'ai tout simplement envie de prendre un de ces faux-culs pour taper sur les autres. Au moins qu'ils se taisent...

Non, la vraie raison, c'est l'âge, l'expérience et la crise. L'amour du pognon quoi qu'il arrive. Après tout, nous ne vivons plus dans une société de méritocratie mais plutôt de laxisme, de corruption généralisée, de mondialisation imbécile et d'oeillères. Les gens comme moi n'entrent dans aucune case parce qu'ils sont attachés à des valeurs qui n'ont plus cours.

Je n'ai plus le droit de travailler et ce n'est pas faute de chercher. Mais je suis quand même coupable aux yeux du pôle emploi qui m'a sèchement annoncé que je n'avais plus droit à la moindre allocation. Quoi qu'il arrive désormais, je ne pourrai plus jamais prétendre à une retraite à taux plein parce que je suis restée trop longtemps sans travailler. Alors que des milliards sont gaspillés chaque année par un gouvernement corrompu pour des gens et des causes qui ne le méritent pas. Les emplois sont délocalisés, les frontières sont ouvertes exagérément afin de déstabiliser le marché du travail et maintenir les gens dans la difficulté de retrouver un emploi. Rien n'est fait pour protéger autre chose que le grand capital. Face à ces enjeux, pourquoi est-ce que j'exprimerais une motivation qui n'intéresse personne ?

L'Etat me reproche de ne pas travailler mais l'état fait tout pour que je ne puisse pas travailler.

On n'a même plus le droit de postuler à des postes un peu différents mais que l'on remplirait parfaitement du moment que l'instruction qu'on possède permettrait largement de s'y adapter, attendu qu'il faut avoir un diplôme ou un certificat pour le moindre job. Même pour devenir technicien de surface il faudra bientôt un diplôme. Je suis diplômée, beaucoup même, mais cette surenchère du diplôme à tout prix - situé dans une case précise avec interdiction d'en changer - commence à devenir nauséabonde car les gens sont enfermés dans un type de travail unique et les passerelles qui pouvaient exister autrefois entre des travails différents ont toutes disparu.

Dès lors, continuons dans l'absurdité: de même qu'il a été créé un "droit au logement opposable", j'exige un "droit au travail opposable". Sur le même principe, si l'état ne me fournit pas de travail, alors j'aurai le droit de l'attaquer en justice !

C'est pas une idée qu'elle est bonne ça ?...

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15 novembre 2011

Fatigue

A une forme physique relativement correcte vu mon régime - mais qui marche - s'oppose une fatigue nerveuse qui a considérablement cru ces dernières années. Je ne sais pas comment la contenir, encore moins la faire diminuer.

De même que les petits ruisseaux font les grandes rivières, c'est un ensemble de petites choses désagréables (et parfois aussi des plus grosses) qui viennent s'empiler les unes sur les autres sur un tas qui est hors limites limites depuis longtemps (Même ce site est contre moi en refusant de publier mon message pour cause de saturation, juste maintenant).

Ce poids, ce fardeau permanent vous rend bizarre aux yeux des autres, lesquels en retour ajoutent leur propre contribution désagréable sur MON tas. De quel droit... C'est ma propriété, pas la leur. Est-ce que je vais m'occuper de leur façon de vivre ?

J'ai beau avoir fait depuis longtemps une large croix sur la tolérance et la compassion des "gens bien" (ceux qui ont une vie normale et heureuse par exemple), ça trouve encore le moyen de m'énerver. Ce sont eux les plus gros responsables de ce pour quoi ils me jugent. Je me méfie des gens bien comme de la peste.

Jamais moyen de s'échapper en vacances pour décompresser (Avec qui ? Seule c'est beaucoup plus limité et cher), mais rester n'est pas une solution non plus.

Deux jours. Je voudrais seulement deux jours... pour aller du côté d'ailleurs et pas du tout réciproquement.
 

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10 novembre 2011

Intro

Allez, quand faut y aller faut y aller. Alors on y va.

L'envie de créer un journal sur le net me démange depuis de nombreuses années, parce que je me fais toujours de superbes discours intérieurs que je verrais bien écrits noir sur blanc. Seulement dans ma tête c'est toujours clairement exposé et classé. Au moment de passer à l'écrit, tout devient curieusement plus laborieux à restituer.

Et c'est aussi pour satisfaire une envie d'écrire qui n'a pas la possibilité de s'exprimer par ailleurs, en tous cas cela n'intéresse strictement personne à part les rares individus qui au fil des années me disent parfois: "Mais qu'est-ce que tu écris bien !".

J'ai créé ce blog pour raconter une vie pas ordinaire. La plupart des gens mènent une petite vie tranquille avec un taux d'embêtements qui n'est certes jamais nul, mais qui entre dans une moyenne. Ce qui leur permet de se consacrer quand même à d'autres choses que de les résoudre.

Moi, ma vie n'est qu'une longue succession d'emmerdes. A plusieurs années d'intervalles il y a longtemps, j'ai lu le témoignage d'un homme (ou peut-être qu'il s'agissait de deux personnes mais mon souvenir est trop vague) qui racontait comment toute sa vie il avait cumulé une quantité impressionnante d'accidents physiques qui défiaient toutes les lois statistiques.

Je suis son clone psychique. Mes accidents à moi sont uniquement d'ordre moral, mais j'en ai eu tout autant que lui sinon plus. Ils blessent pareil, ils abîment pareil, ils font saigner pareil et on peut se sentir amputé de quelque chose au moral comme au physique. De toutes manières ce sont les asiatiques qui ont raison car ils n'ont jamais commis la bêtise que nous autres occidentaux avons faite, à savoir dissocier complètement l'esprit et le corps... Et depuis plusieurs années maintenant, je considère qu'il existe une parfaite équivalence entre les blessures physiques et les blessures morales. D'ailleurs n'emploie-t'on pas les même mots pour en parler ?

Donc j'ai été plus que la normale abîmée par la vie, sauf que moi je n'ai pas eu droit à être soignée à l'"hôpital" et que si l'on plaint les accidentés physiques, il en va tout autrement pour ceux blessés intérieurement. Et j'ai atteint maintenant un âge où la situation est devenue irréversible, après que j'aie espéré pendant toute ma jeunesse et cru qu'un jour ça finirait par changer.

Bien entendu je n'ai pas accompli cet exploit toute seule: on m'y a puissamment aidée. J'ai été cueillie dès l'enfance, et cela n'a plus jamais cessé depuis. Ce blog va raconter plus ou moins comment au fil de l'eau. En vrac et dans le désordre. Il n'y a pas d'idée préconcue, pas de plan directeur parce que cela me prendrait trop de temps. S'il m'arrive quelque chose ou si un souvenir remonte que j'ai envie de raconter, et bien je viendrai l'écrire ici tout simplement.

A qui s'adresse ce blog ? Et bien à toute personne qui aura du temps à perdre pour venir le lire. Il ne s'adresse pas et ne s'adressera jamais ni à ceux qui s'en sont pris à moi ni aux pires de tous, j'ai nommé ceux qui ont laissé faire sans jamais réagir... Car ceux-là, je n'ai tout simplement rien à leur dire. Ni en bien, ni en mal. Rien. Je m'adresse aux anonymes qui ne me connaissent pas et j'aimerais qu'ils lisent ce blog comme un roman tout en ayant l'esprit distrait par leurs propres préoccupations. Cela ne me dérange pas. Je ne viendrai m'épancher ici ni pour m'indigner, ni pour demander de la compassion, ni même pour dire "plus jamais ça" parce que de toutes manières ça ne rendra pas meilleure la nature humaine, ni pour n'importe quel autre motif. Car ce qui devait être fait ne l'a jamais été, et maintenant cela ne m'intéresse plus, parce que c'est avant qu'il fallait poser des questions ou se soucier (en bien de préférence) de moi. Maintenant il est trop tard.

De toutes manières l'objectif principal de ce blog n'est pas que de parler de moi, car j'ai aussi pas mal de choses à dire sur le monde qui nous entoure, de réflexions diverses sur la vie - quand on n'a que ça à foutre de penser faute d'avoir une vraie vie ça développe la réflexion - et cela aussi viendra comme ça viendra.

Donc bienvenus aux amis lecteurs anonymes, par contre si vous avez des critiques à exprimer sur ce que je vais dire - et je vous fais confiance, il y en aura - autant que vous passiez de suite votre chemin. Ce blog est une information et non pas une discussion, et par ailleurs je n'aurai jamais le temps matériel de traiter tous les commentaires alors le mieux c'est que si vous cherchez une occasion de vous taire, surtout ne la ratez pas. Si vous écrivez quand même, tâchez d'être polis, concis et constructifs. Je ne recherche pas l'approbation car comme déjà dit je n'en ai plus rien à cirer d'être approuvée, consolée, etc. Ni même aimée. Mais personne ne me fera en avoir honte ou quoi que ce soit d'autre. J'assume ma situation dans sa totalité.

Ici, plus personne ne m'emmerdera jamais. Ou tant pis pour lui.

 

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