10 novembre 2011

Intro

Allez, quand faut y aller faut y aller. Alors on y va.

L'envie de créer un journal sur le net me démange depuis de nombreuses années, parce que je me fais toujours de superbes discours intérieurs que je verrais bien écrits noir sur blanc. Seulement dans ma tête c'est toujours clairement exposé et classé. Au moment de passer à l'écrit, tout devient curieusement plus laborieux à restituer.

Et c'est aussi pour satisfaire une envie d'écrire qui n'a pas la possibilité de s'exprimer par ailleurs, en tous cas cela n'intéresse strictement personne à part les rares individus qui au fil des années me disent parfois: "Mais qu'est-ce que tu écris bien !".

J'ai créé ce blog pour raconter une vie pas ordinaire. La plupart des gens mènent une petite vie tranquille avec un taux d'embêtements qui n'est certes jamais nul, mais qui entre dans une moyenne. Ce qui leur permet de se consacrer quand même à d'autres choses que de les résoudre.

Moi, ma vie n'est qu'une longue succession d'emmerdes. A plusieurs années d'intervalles il y a longtemps, j'ai lu le témoignage d'un homme (ou peut-être qu'il s'agissait de deux personnes mais mon souvenir est trop vague) qui racontait comment toute sa vie il avait cumulé une quantité impressionnante d'accidents physiques qui défiaient toutes les lois statistiques.

Je suis son clone psychique. Mes accidents à moi sont uniquement d'ordre moral, mais j'en ai eu tout autant que lui sinon plus. Ils blessent pareil, ils abîment pareil, ils font saigner pareil et on peut se sentir amputé de quelque chose au moral comme au physique. De toutes manières ce sont les asiatiques qui ont raison car ils n'ont jamais commis la bêtise que nous autres occidentaux avons faite, à savoir dissocier complètement l'esprit et le corps... Et depuis plusieurs années maintenant, je considère qu'il existe une parfaite équivalence entre les blessures physiques et les blessures morales. D'ailleurs n'emploie-t'on pas les même mots pour en parler ?

Donc j'ai été plus que la normale abîmée par la vie, sauf que moi je n'ai pas eu droit à être soignée à l'"hôpital" et que si l'on plaint les accidentés physiques, il en va tout autrement pour ceux blessés intérieurement. Et j'ai atteint maintenant un âge où la situation est devenue irréversible, après que j'aie espéré pendant toute ma jeunesse et cru qu'un jour ça finirait par changer.

Bien entendu je n'ai pas accompli cet exploit toute seule: on m'y a puissamment aidée. J'ai été cueillie dès l'enfance, et cela n'a plus jamais cessé depuis. Ce blog va raconter plus ou moins comment au fil de l'eau. En vrac et dans le désordre. Il n'y a pas d'idée préconcue, pas de plan directeur parce que cela me prendrait trop de temps. S'il m'arrive quelque chose ou si un souvenir remonte que j'ai envie de raconter, et bien je viendrai l'écrire ici tout simplement.

A qui s'adresse ce blog ? Et bien à toute personne qui aura du temps à perdre pour venir le lire. Il ne s'adresse pas et ne s'adressera jamais ni à ceux qui s'en sont pris à moi ni aux pires de tous, j'ai nommé ceux qui ont laissé faire sans jamais réagir... Car ceux-là, je n'ai tout simplement rien à leur dire. Ni en bien, ni en mal. Rien. Je m'adresse aux anonymes qui ne me connaissent pas et j'aimerais qu'ils lisent ce blog comme un roman tout en ayant l'esprit distrait par leurs propres préoccupations. Cela ne me dérange pas. Je ne viendrai m'épancher ici ni pour m'indigner, ni pour demander de la compassion, ni même pour dire "plus jamais ça" parce que de toutes manières ça ne rendra pas meilleure la nature humaine, ni pour n'importe quel autre motif. Car ce qui devait être fait ne l'a jamais été, et maintenant cela ne m'intéresse plus, parce que c'est avant qu'il fallait poser des questions ou se soucier (en bien de préférence) de moi. Maintenant il est trop tard.

De toutes manières l'objectif principal de ce blog n'est pas que de parler de moi, car j'ai aussi pas mal de choses à dire sur le monde qui nous entoure, de réflexions diverses sur la vie - quand on n'a que ça à foutre de penser faute d'avoir une vraie vie ça développe la réflexion - et cela aussi viendra comme ça viendra.

Donc bienvenus aux amis lecteurs anonymes, par contre si vous avez des critiques à exprimer sur ce que je vais dire - et je vous fais confiance, il y en aura - autant que vous passiez de suite votre chemin. Ce blog est une information et non pas une discussion, et par ailleurs je n'aurai jamais le temps matériel de traiter tous les commentaires alors le mieux c'est que si vous cherchez une occasion de vous taire, surtout ne la ratez pas. Si vous écrivez quand même, tâchez d'être polis, concis et constructifs. Je ne recherche pas l'approbation car comme déjà dit je n'en ai plus rien à cirer d'être approuvée, consolée, etc. Ni même aimée. Mais personne ne me fera en avoir honte ou quoi que ce soit d'autre. J'assume ma situation dans sa totalité.

Ici, plus personne ne m'emmerdera jamais. Ou tant pis pour lui.

 

Posté par vertbleu à 17:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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