21 décembre 2011

Paf le chien

La tristesse m'est tombée dessus d'un coup et ça fait déjà presque 3 semaines. On pourrait se dire que c'est à cause de mes problèmes de recherche de boulot qui n'en finissent pas de me décevoir; des problèmes et de mes inquiétudes vis-à-vis de ma famille; de la situation économique, sociale et mondiale tellement désastreuses qu'il y a sérieusement de quoi flipper rien que pour ça; des fêtes de fin d'année qui ne m'apportent plus de joie depuis longtemps; du temps qu'il fait, gris de chez gris avec pluie et grisaille en continu. Cela influence bien entendu le moral, mais j'ai appris à le gérer aussi bien (ou moins mal) que possible, et pour une fois Noël ne me perturbe pas car j'y vois plutôt le calme avant la tempête. Je ne suis pas heureuse et parti comme c'est parti je ne le serai probablement jamais, mais je me maintiens et j'ai passé du moins momentanément le cap des grosses traversées du désert.

Il reste la solitude. Ca aussi, je gère. Je gère l'abstinence forcée, moi qui n'ai rien d'une nonne du moins en esprit, 365 jours par an et avec des envies éternellement insatisfaites qui bloquent complètement tout ce que je peux vouloir entreprendre dans la vie et toute ma créativité qui était pourtant importante au départ, car ma fatigue et mon manque d'énergie chronique que je maudis depuis toujours ne sont pas que physiologiques. Mais je ne sais pas comment réussir à avoir des aventures (sans que cela tourne au vinaigre). La difficulté, c'est quand ce petit coeur qui fonctionne sans carburant à longueur d'année se remet à battre. Je fantasme depuis déjà quelques années sur un homme dont je sais parfaitement que dans une vie normale il ne m'aurait jamais intéressée, en tous cas pas sur ce plan. Mais l'état de manque crée ce genre d'envie, comme un assoiffé perdu dans le désert à qui on offrirait un verre d'eau d'une qualité douteuse mais qui ne serait pas en situation de se montrer regardant parce que ce serait ça ou rien. J'ai très peu d'occasion de le rencontrer et aucune de lui parler tranquillement, que pourrais-je lui dire d'ailleurs vu qu'il correspond au schéma habituel, déjà casé, pas intéressé et pas très sympa sous un abord a priori jovial. Il me tient lui aussi pour un cas social et ne s'est pas privé de me le montrer car en bon mâle basique son sens de la psychologie est discutable, là aussi rien de nouveau. Mais c'est une personnalité qui sort des sentiers battus et j'ai compris récemment que je n'étais attirée que par celles-là vu qu'il ne correspond pas franchement à mes critères sur l'âge et le physique. Entre parenthèses, j'ai curieusement toujours commencé par trouver un peu crétins les hommes qui par la suite m'ont vraiment plu. C'est une constante, allez savoir pourquoi. Mais le peu que je ressens en sa présence me fait sentir et ressentir comme d'habitude le manque, le ratage de ma vie, etc, et ça me fout en l'air. Je me demande toujours, si l'homme qui me correspondrait vraiment se présentait enfin un jour, si je pourrais le supporter maintenant car je suis emplie de trop de choses néfastes, encore un cadeau empoisonné fait par ces p**ins de sal***rds qui ont mis beaucoup de bonne volonté à détruire ma vie. Il vaut mieux ne pas trop se poser la question.

En tous cas c'est un souci supplémentaire dont je me passerais volontiers vu qu'il m'en arrive régulièrement, qu'ils s'empilent et que celui-là est particulièrement perturbant. J'en ai par dessus la tête de rester à remâcher ce genre de fantasme en sachant que c'est pour rien à part me faire du mouron, à attendre qu'il veuille bien changer son attitude tout en sachant qu'il ne le fera jamais, merci j'ai donné. Ca me pollue et ça me rend irritable, et pour aller passer mon n-ième casting de recherche d'emploi à la con je me serais bien passée d'un supplément de morosité. J'ai déjà tout ce qu'il faut et largement. Merde à la fin.

Posté par vertbleu à 15:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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